
Ce mois de juin, nous avons le plaisir de mettre en lumière Andy Saad, maman engagée dont les enfants fréquentent le réseau du Conseil scolaire catholique Providence depuis la maternelle. Installée à London, elle évolue aujourd’hui comme adjointe administrative à l’école Frère André, un milieu qu’elle apprécie pour son esprit de famille et son engagement envers les élèves.
Forte d’un parcours riche et diversifié, Andy a étudié en comptabilité et en informatique avant de travailler au sein de l’administration d’un réseau d’écoles internationales à Abu Dhabi. Francophone de naissance et passionnée par l’éducation, elle a également enseigné le français pendant plus de huit ans, de la maternelle à la 12e année, tout en contribuant à la rédaction d’examens régionaux adaptés aux besoins des élèves et du personnel enseignant.
Maman de trois enfants et profondément ancrée dans des valeurs de respect, de solidarité et de responsabilité, Andy aborde la parentalité avec bienveillance, humour et authenticité. Passionnée de lecture et de cinéma, elle croit à l’importance des histoires, du partage et d’un environnement chaleureux pour accompagner les jeunes dans leur parcours.
Nos enfants ont surtout besoin de parents présents, humains et bienveillants, pas de super héros.
Andy Saad
De quelle façon êtes-vous un parent engagé?
Pour moi, être un parent engagé, c’est être présente, attentive et cohérente, même quand la vie familiale ressemble davantage à un marathon qu’à une promenade. Avec deux adolescents et une petite pleine d’énergie, je m’efforce de répondre aux besoins de chacun·e avec patience, écoute… et parfois un bon café à la main.
Mon engagement passe beaucoup par la communication. Je prends le temps de discuter avec mes enfants, de comprendre leurs défis, leurs inquiétudes et leurs rêves. J’essaie d’être une présence rassurante, une alliée, mais aussi un repère qui les encourage à persévérer et à donner le meilleur d’eux-mêmes.
Je m’implique également dans leur vie scolaire : suivre leurs progrès, collaborer avec les enseignants, soutenir leurs projets et célébrer leurs réussites, grandes ou petites. Mon rôle à l’école Frère André me permet aussi d’accompagner les familles, de soutenir le personnel et de contribuer, à ma façon, au bien-être de la communauté scolaire.
Quelles sont les raisons qui motivent votre engagement?
Je m’engage parce que je suis profondément convaincue que les parents jouent un rôle essentiel dans la réussite scolaire et personnelle de leurs enfants. Être présent·e, écouter, encourager et parfois recadrer avec bienveillance peut faire une réelle différence dans leur confiance et leur parcours.
Je souhaite que mes enfants sachent qu’ils peuvent toujours compter sur moi, autant dans les défis que dans les réussites. Mon travail au sein d’une école me rappelle aussi chaque jour l’importance d’une collaboration positive entre les familles et le milieu scolaire pour favoriser l’épanouissement des jeunes.
Et, soyons honnêtes, un peu d’humour aide aussi à traverser les journées bien remplies!
Quels conseils souhaitez-vous donner aux parents de votre communauté?
D’abord, ne cherchez pas la perfection. Elle n’existe pas, puis ce n’est pas une mauvaise chose. Nos enfants ont surtout besoin de parents présents, humains et bienveillants, pas de super héros.
Je dirais aussi : impliquez-vous dans la vie scolaire et sociale de vos enfants, même par de petits gestes. Votre présence, votre écoute et votre intérêt ont beaucoup plus d’impact qu’on le pense.Enfin, communiquez, et ce, beaucoup. Écoutez, posez des questions, créez un espace où vos enfants se sentent à l’aise pour parler, peu importe leur âge. Et surtout, soutenez-vous entre parents et gardez votre sens de l’humour : la parentalité vient avec son lot de défis, mais aussi de très beaux moments à savourer.
Le Mois des Fiertés nous rappelle l’importance de l’acceptation et de l’inclusion. Comment peut-on, comme parent, créer un espace où nos enfants se sentent libres d’être eux-mêmes?
Le Mois des Fiertés nous rappelle que chaque être humain porte en lui une couleur unique. Comme parent, notre rôle n’est pas de choisir la palette pour nos enfants, mais de leur offrir un espace où ils peuvent être pleinement eux-mêmes et peindre leur propre ciel, leur propre arc-en-ciel. Chez nous, cela commence par des gestes simples : écouter sans juger, accueillir sans condition et aimer sans mode d’emploi. C’est dire à nos enfants, dans les mots comme dans les silences : « Tu peux être toi. Tu es en sécurité ici. Tu es aimé·e tel que tu es. »
Dans le tourbillon du quotidien, nous avons créé un petit rituel familial : le vendredi soir. Les ados l’appellent « gossip night » et la petite, avec sa douceur, « Gospel night ». Ce n’est pas le repas qui compte, mais ce qui se passe autour de la table : les confidences, les rires, les inquiétudes, les rêves. Un moment où chacun peut parler librement et être écouté, sans jugement.
Pour moi, créer un espace où nos enfants se sentent libres d’être eux-mêmes, c’est aussi leur offrir un endroit sécurisant où ils et elles peuvent être vulnérables, poser des questions, exprimer leurs émotions et se sentir accepté·e·s. Pas un modèle parfait ou théorique, mais un espace vivant, adapté à notre réalité. Quand un enfant sait qu’il ou elle est aimé·e sans condition, il ou elle avance avec plus de confiance et de courage. Et c’est peut-être ça, la plus belle forme de fierté : voir nos enfants marcher vers leur propre vérité, en sachant qu’ils et elles ont toujours un endroit où revenir, exactement comme ils et elles sont.